Une intersyndicale péi appelle à la mobilisation pour la grève du 29 septembre

Rédigé le 23/09/2022
Maxime Bonnet

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Inflation, précarisation de la fonction publique, crise du logement, manque de conventions collectives à La Réunion, les raisons pour la mobilisation du 29 septembre prochain ne manquent pas. À l'appel d'une intersyndicale composée de la FSU, Solidaires, Saiper UDAS, et de la CGTR, un cortège doit traverser Saint-Denis pour terminer devant la préfecture.

Mettre fin au "rouleau compresseur social en marche", voilà le mot d'ordre pour l'intersyndicale qui appelle à la grève et à un rassemblement dans le chef-lieu le 29 septembre prochain. La FSU, la CGTR, Solidaires et le Saiper UDAS s'inscrivent dans l'appel au niveau national de leurs organisations pour continuer à mettre la pression sur l'exécutif. Ce vendredi, les représentants des fédérations locales ont donné une conférence de presse afin d'appeler la population à la mobilisation.
 
S'il manque à l'appel certaines organisations syndicales, les organisateurs indiquent que les absents partagent certains constats. "S'ils ne sont pas officiellement là, c'est parce qu'au niveau national, leur organisation n'a pas appelé à la grève", rétorque-t-on du côté des présents. "Certains défileront tout de même à nos côtés car tout le monde est touché par ce qu'il se passe".
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"Nous rappelons notre demande d'un SMIC à 2000€. L'inflation grignote le pouvoir d'achat, et nous n'avons que des miettes. Et même ces miettes sont le plus souvent sous la forme de prime, sans réelle réponse sur les salaires", explique Jacques Bhugon, secrétaire général de la CGTR.

 Le combat contre la réforme des retraites et de l'assurance chômage en vue
 
"On n'a que des mesurettes vexatoires, et rien sur nos revendications. Toujours pas de blocage des prix ou de taxes sur les superprofits. Le président Macron a oublié la contestation dans la rue, et nous ne nous laisserons pas faire si on décide d'aller au bout de la réforme des retraites. On continue de voir les 35 heures être attaquées, ou de multiplier les exonérations qui ne marchent pas. Cette année, c'est 75 milliards d'euros qui n'iront pas dans les caisses de la sécu avec ces arrangements avec le patronat", s'agace Marie-Hélène Dor, secrétaire générale de la FSU Réunion.
 
Même constat pour Solidaires, qui dénonce une précarisation de la fonction publique. "À la Poste, il n'y en a que pour les cadres et rien pour le plus bas qui ressent la misère", souligne Samuel Moutama, le secrétaire général de l'organisation.  
 
"On nous a déjà annoncé qu'il n'y aurait aucune négociation salariale. Avec cette casse permanente du statut de la fonction publique, on assiste aussi à une stigmatisation des chômeurs. Ils ne sont pas responsables des difficultés des entreprises à recruter", interpelle Pierrick Ollivier pour la CGTR.

Une marche à Saint-Denis et Saint-Pierre le 29 septembre
 
Pour espérer peser dans le débat, l'intersyndicale pousse à une mobilisation des travailleurs péi. "Des camarades de l'Éducation nationale organisent également un défilé à Saint-Pierre, et nous appelons les Réunionnais à rejoindre le cortège le plus proche de chez eux", explique Marie-Hélène Dor.
 
Le cortège du chef-lieu partira à 9h du Petit Marché, avant de s'engager rue du maréchal Leclerc, puis rue de Paris, avant de terminer sur le parvis de la préfecture.