Le ministre Carenco n'a jamais eu pour projet de "rebaptiser les Outre-mer"

Rédigé le 24/01/2023
Ludovic Grondin

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​Changer le mot outre-mer par "France océanique" par exemple n’est nullement à l’ordre du jour de Jean-François Carenco et ne le sera sans doute jamais. Il y a bien d’autres sujets majeurs qui occupent l’emploi du temps du ministre. Voilà qui est dit.

Quelques heures après la publication d’un article de France Info intitulé "Rebaptiser les Outre-mer, la dernière idée du ministère de Jean-François Carenco", le ministère tient à donner sa version sur ce qui ressemble à une sacrée incompréhension entre les journalistes de France Info et le ministre. 

Jean-François Carenco a bien rencontré les journalistes de France Info pendant 2 heures et demi mais c'était pour évoquer les dossiers Outre-mer. Au cours de cette discussion "en off" comme l’on dit en bon français, "le ministre a juste dit que, dans ses échanges avec des ultra-marins, il arrive que des personnes lui parlent de l’envie de faire évoluer le concept d’Outre-mer qui ferait appel à une thèse d’Etat centralisateur et laisserait les outre-mer dans une certaine périphérie. Ça été bien dit que ce n’était pas un dossier, pas une réflexion, que ce n’est même pas une discussion qui serait en cours pour aboutir à quelque chose de concret, ce n’était que des échanges", tient à nous préciser le ministère des Outre-mer. Voilà qui a le mérite d'être précisé.

Si la rue Oudinot s’empresse de donner sa version, c’est évidemment pour éteindre un incendie que le ministère n’a en aucun cas déclenché. Cette incompréhension entre les journalistes de France Info et le ministre devrait être réparée dans peu de temps à travers une rectification voire même la suppression de l’article initial de France Info. 

Il faut dire que présentée comme telle, cette idée a tout pour réduire à néant la communication du ministre arrivé aux affaires le 4 juillet 2022. Il suffit de regarder les commentaires publiés sous notre premier article et les réactions qui ont fusé sur les réseaux sociaux pour comprendre que les ultra-marins ont d’autres soucis en tête que de faire évoluer l’appellation des territoires domiens.