Réélection d'Olivier Faure à la tête du PS : Nicolas Mayer-Rossignol conteste les résultats

Rédigé le 20/01/2023
JC Robert

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Le Parti socialiste (PS) a annoncé vendredi 20 janvier que le député du Val-de-Marne, Olivier Faure, a été réélu à la tête du parti, malgré un scrutin très serré et des accusations d'irrégularités lancées par son opposant interne, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen.

Olivier Faure, qui a été élu premier secrétaire en avril 2018, a remporté 50,83% des voix contre 49,17% pour Nicolas Mayer-Rossignol, selon les chiffres annoncés par la direction du parti. Les deux candidats avaient revendiqué la victoire dans la nuit et s'étaient mutuellement accusés d'irrégularités dans le scrutin rapporte Francetvinfo.

Nicolas Mayer-Rossignol a contesté les résultats et a déclaré dans un communiqué qu'aucun résultat final ne peut être proclamé" sans validation par la commission de récolement. Il a dénoncé des irrégularités et a affirmé avoir remporté l'élection avec "au moins 50,5% contre 49,5% pour la direction sortante". Il a demandé la réunion de cette commission pour trancher.
 

Une campagne tendue

Cette élection a été marquée par une campagne très tendue entre les deux rivaux, clivée autour de la relation à la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (Nupes) et aux autres partis de gauche, comme La France insoumise (LFI). Les deux camps se sont accusés d'irrégularités lors du premier vote, ce qui a donné lieu à de multiples communiqués de part et d'autre et à une vigilance mutuelle accrue dans plusieurs fédérations départementales.

C'est donc après une séquence interne très délicate qu'Olivier Faure, 54 ans, reste à la tête du PS, qu'il occupe depuis avril 2018 et qu'il avait conservée en septembre 2021, face à Hélène Geoffroy. Faure est partisan d'un maintien du PS dans la Nupes, qu'il a activement participé à bâtir au printemps 2022 en vue des dernières élections législatives. Cependant, la contestation des résultats par Nicolas Mayer-Rossignol pourrait encore remettre en question la légitimité de la réélection d'Olivier Faure à la tête du parti.