La moitié des glaciers mondiaux condamnés à disparaître d’ici 2100

Rédigé le 21/01/2023
P.J

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Selon une étude internationale, d’ici 2100, la moitié des glaciers est appelée à disparaitre. Cette fonte globale devrait s’accompagner d’une hausse du niveau de la mer de 9 cm.

Une équipe de chercheurs a estimé que 49% des glaciers mondiaux auront disparu d’ici 2100.  La revue Science a relayé les résultats pour le moins pessimistes de cette étude internationale, le jeudi 5 janvier, rapporte 24matins.fr.   

Ces scientifiques sont parvenus à cette conclusion avec le scénario le plus optimiste (celui de l’accord de Paris) du réchauffement climatique, lequel se borne à + 1,5°C.

Ce sont 215.000 glaciers qui ont été modélisés avec une acuité des plus pointilleuses par ces scientifiques d’après des évolutions du réchauffement climatique variables.

Ainsi selon cette étude, cette fonte globale correspondrait à la perte d’un quart de leur masse totale soit 26% précisément. Et avec une hausse des températures de 4°C, 83% des glaciers auront disparu d’ici la fin du siècle.

« Il resterait environ 15% des glaciers en 2100 pour un scénario à +1,5°C, plus aucun à +4°C »  pour les Alpes et « seulement quelques-uns sur les sommets au-dessus de 4000 mètres pour la trajectoire actuelle de réchauffement », a estimé pour sa part Etienne Berthier, glaciologue chercheur CNRS au Legos (Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales a Toulouse) et co-auteur de l’étude. Selon le spécialiste, « (…) leur disparition est d’ores et déjà annoncée d’ici 10 à 20 ans ».

Plus optimiste, Regine Hock, du département de Sciences de la Terre de l’université d’Oslo en Norvège et également co-autrice de l’étude pense elle qu’il y a un message positif dans cette étude, « car elle nous dit que nous pouvons faire la différence, que les actions comptent ». Toutefois, quel que soit le scénario d’émissions, les régions avec relativement peu de glace, comme les Alpes, le Caucase, les Andes ou l’ouest des Etats-Unis, auront perdu presque toute leur glace d’ici la fin du siècle, prévient-elle.