​Vidéo - Gérald Darmanin croit en l'appui des drones pour affaiblir l’immigration clandestine à Mayotte

Rédigé le 01/01/2023
LG

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​Gérald Darmanin s’échine à proposer "un changement de paradigme extrêmement fort à Mayotte". Le ministre de l’Intérieur poursuit ce dimanche 1er janvier son deuxième et dernier jour de visite dans le 101ème département français.

La lutte contre l’immigration clandestine déjouée en partie ou totalement grâce à l’appui technologique. C’est le pari que prend le gouvernement en faveur de Mayotte. 

Gérald Darmanin a terminé 2022 aux côtés des autorités publiques, des élus locaux et des forces de l’ordre du 101ème département. Il s’agit de son quatrième déplacement en tant que ministre de l’Intérieur.

"A la demande du président de la République, je réfléchis à lui proposer, ainsi qu’à ma première Ministre, un changement de paradigme extrêmement fort à Mayotte. Nous devons absolument protéger Mayotte et le territoire mahorais de l’immigration irrégulière qui rend parfois la vie impossible aux Mahorais", a-t-il concédé à propos de la situation intenable dans laquelle vivent les Mahorais.

Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer croit en l’utilisation des nouvelles technologies pour la protection des frontières maritimes. Un domaine dans lequel il faut "progresser".

Après les drones tactiques, bientôt les drones militaires

"On voit bien que ces effectifs, aussi importants soient-ils, doivent être aidés par la technologie. Donc ce sont de nouveaux intercepteurs (c’est -à-dire des bateaux, ndlr) dont j’avais annoncé l’arrivée - ils sont arrivés -, ce sont des radars qui commencent à être installés à Mayotte, qui travaillent jour et nuit - qui doivent être complétés, en lien avec le ministre des Armées que je remercie parce que ce sont des moyens militaires -, ce sont des moyens aériens", a-t-il détaillé. 

Ainsi, ce déploiement dans les airs se matérialise depuis plusieurs mois par la présence d’un avion qui survole les côtes mahoraires pour prévenir de l’arrivée de kwassa kwassa. 

"Et ce sont désormais des technologues de pointe comme les drones, effectivement autorisés par la loi de la République, qui permettent de voler en renseignements. Ces drones tactiques permettent de regarder à 5 km d’un bateau pour aider les opérations de police et de gendarmerie", a-t-il expliqué. 

Dans les mois qui viennent, il est également prévu que des drones militaires soient utilisés pour "surveiller l’intégralité de la côte".

"Ils pourront, pendant plusieurs heures, voyager tout seul si j’ose dire, pour aider les femmes et les hommes de la gendarmerie et de la police à intervenir", a ajouté Gérarld Darmanin à l’issue d’une démonstration en mer dans l’un des intercepteurs mis en service récemment.