​12 personnes mises en examen pour les violences du 17 août à Kaweni

Rédigé le 15/09/2022
NP

12 individus ont été écroués suite à l’épisode de violences urbaines du 17 août 2022 dans le quartier de Kaweni à Mamoudzou.

Le 17 août dernier dans le quartier de Kaweni, un épisode de violence avait opposé de jeunes émeutiers aux forces de l’ordre durant près de 4 heures.

Les quelque 200 jeunes individus présents ont d’abord créé des barrages constitués de poubelles enflammées, de pneus récupérés, de palettes de bois, d’encombrants et d’arbres sur la chaussée sur une distance d'environ 1 km pour interdire toute circulation dans le quartier.

Un important dispositif des forces de l’ordre de Mamoudzou est dépêché sur place. Les policiers tentent alors de réduire les barrages pour permettre un accès sécurisé aux sapeurs-pompiers, mais ces derniers essuient des jets de pierres et se font repousser par les jeunes munis principalement de morceaux d'agglo et de fers à béton.

Les émeutiers se sont ensuite attaqués au centre d'affaires Coralium où travaillaient plusieurs centaines de personnes, pour y saccager les véhicules en stationnement sur le parking et voler une dizaine de scooters. Ils s’en prennent également à la façade du bâtiment et s'attaquent aux portes d’entrée à coup de barre de fer. Les forces de l'ordre parviennent à les empêcher de rentrer à l'intérieur.

Un long travail de recoupement, d'auditions, de transports et de constatations, d'enquête de voisinage a été engagé par les enquêteurs du Service Territorial de la Police Judiciaire saisis des faits, afin de rassembler les preuves contre ces individus et pour les identifier.

De la prison ferme pour 12 participants

Moins d'un mois après les faits, ces enquêteurs réussissent à identifier 21 participants à cet épisode de violences urbaines. A l'issue des mesures de gardes à vue prises à leur encontre, 12 mis en cause majeurs ont été déférés devant la Justice, présentés à un magistrat de permanence et sont passés en comparution immédiate.

Tous ont été écroués avec des peines allant de 9 à 18 mois de prison ferme. La plupart d'entre eux étaient des primo-délinquants. Les neuf autres mis en cause, mineurs, ont quant à eux tous été convoqués devant le juge des enfants à une date ultérieure.

Le procureur de la République de Mamoudzou a adressé un message de félicitations aux enquêteurs pour la qualité et la célérité de leur travail d'investigations mais aussi, il faut le noter pour la bonne réalisation des interpellations, dans des conditions très difficiles, au coeur même du quartier de Kaweni.