L’enquête sur la formation tout au long de la vie débute le 19 septembre

Rédigé le 21/09/2022
N.P

L’enquête sur la formation tout au long de la vie se déroulera du 19 septembre 2022 au 25 mars 2023. Elle a pour objectif de mesurer l’accès à la formation, l’usage des outils numériques dans les démarches administratives et les compétences utiles dans la vie quotidienne (lire, écrire, compter). Elle permettra aussi d’actualiser la mesure de l’illettrisme et les caractéristiques des personnes concernées. Cette enquête nationale, menée auprès de 30 000 ménages sur l’ensemble du territoire, s’inscrit dans un cadre européen. À La Réunion et à Mayotte, 2 000 ménages seront interrogés, comme dans chacun des autres DOM. L’enquête est réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). L’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), la Depp (service statistique du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse), la DGEFP (ministère du travail, du plein emploi et de l’insertion) et l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) sont également partenaires de cette enquête. Le nombre de ménages interrogés à La Réunion et à Mayotte est plus important relativement à la taille de la population que dans les régions hexagonales, grâce à un partenariat financier avec le ministère en charge des Outre-mer, ce qui
permettra de disposer de résultats représentatifs sur les deux territoires.

Mesurer l’accès à la formation

L’enquête s’intéresse à toutes les expériences de formation professionnelles ou personnelles (leçon de conduite, stage de cuisine, cours de sport par exemple). Elle a pour objectif de mesurer les difficultés d’accès à la formation, l’usage d’internet dans les démarches administratives, les compétences utiles dans la vie quotidienne et les difficultés face à l’écrit. Elle s’inscrit dans la lignée des enquêtes sur la formation des adultes menées depuis 2006 et des enquêtes Information et vie quotidienne menée depuis 2004. Définie par un règlement européen, l’enquête est conduite dans l’ensemble des pays européens. L’enquête fournira des résultats statistiques au plan national et pour chaque département et région d’outre-mer.

Grâce à cette enquête, la mesure de l’illettrisme pourra aussi être actualisée, ainsi que les caractéristiques des personnes concernées. Les dernières données et analyses sur le sujet à La Réunion et à Mayotte datent du début des années 2010, et étaient issues de l’enquête Information et vie quotidienne. Sur ces territoires, l’illettrisme était bien plus répandu qu’en France métropolitaine. Ainsi, en 2011, 116 000 personnes étaient en situation d’illettrisme à La Réunion soit 23 % de la population des 16-65 ans ayant été scolarisée en France. À Mayotte, en 2012, cette part s’élevait à 33 %. En France métropolitaine, seuls 7 % des 16-65 ans étaient concernés.

Chaque réponse compte

Si la personne a reçu un courrier postal de l’Insee l’invitant à répondre, c’est qu’elle a été tirée au sort. Un enquêteur de l’Insee va la contacter pour fixer un rendez-vous. Celui-ci est tenu au secret professionnel. Une seule personne du foyer, choisie au hasard, sera interrogée. Lors de l’entretien, l’enquêteur lui posera une série de questions sur son parcours scolaire, les formations qu’elle a suivies ou encore son usage d’internet. Il lui proposera ensuite quelques mises en situations issues de la vie courante ; la personne interrogée sera par exemple amenée à rechercher des informations dans un texte simple ou à faire quelques calculs. Même si les répondants n’ont suivi aucune formation au cours des douze derniers mois, les réponses sont essentielles pour que la diversité des situations soit prise en compte et mieux comprendre pourquoi certaines personnes n’accèdent pas à la formation.

Transparence et protection des données

Cette enquête est reconnue d’intérêt général et de qualité statistique, et est à caractère obligatoire. La collecte de cette enquête est placée sous la responsabilité de l’Insee. Le secret statistique garantit la confidentialité des réponses. Celles-ci seront utilisées uniquement à des fins d’études statistiques.