Pierrot Dupuy - Marine qui part battue et Jean-Luc qui place son gendre

Rédigé le 11/05/2022
Pierrot Dupuy

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Normalement, à la veille d'une élection, un candidat essaie de mobiliser ses troupes en leur affirmant, la main sur le coeur, que l'on va gagner. Je n'avais encore jamais vu un ou une candidate partir au combat en se déclarant battu à l'avance.

C'est chose faite depuis ce matin. Marine Le Pen, dans une interview à RTL, a déclaré à propos de  Jean-Luc Mélenchon que ce dernier "ne sera jamais Premier ministre" compte tenu de la "tripolarisation de la vie politique", et que "donc il faut arrêter cette fable".

"C’est une escroquerie", a-t-elle affirmé avant d'avouer qu'elle n'espérait pas gagner ces élections et qu'au mieux elle souhaitait "un groupe le plus nombreux possible", soit plus de 15 députés.

"La seule opposition crédible, constructive, qui peut réellement influer sur les choix qui risquent d’être faits, et qui seront toujours néfastes, par Emmanuel Macron, est constituée par les députés du RN", actuellement au nombre de sept, dont une apparentée, a-t-elle ajouté, confirmant qu'elle ambitionnait au mieux d'être la meilleure perdante et donc d'arriver devant Jean-Luc Mélenchon et ses amis de la "Nouvelle Union populaire écologique et sociale".

Une candidate socialiste virée pour faire place nette au gendre

Quant à Jean-Luc Mélenchon, il ne fait guère mieux. Si lui essaie de galvaniser ses troupes en leur faisant croire qu'il a une chance de devenir Premier ministre (seuls les naïfs peuvent y croire une seconde), il n'a pas hésité à dégager une candidate socialiste de la 6ème circonscription du Rhône pour y parachuter son gendre Gabriel Amard.

Ce dernier avait auparavant été maire de Viry-Châtillon, en région parisienne, conseiller général de l'Essonne et conseiller régional d'Ile-de-France. Il a aussi déjà été candidat aux législatives dans le Jura, où il travaille, puis aux municipales dans le Nord.

Avec tout ça, il refuse pourtant qu'on le qualifie de parachuté ! C'en est risible. Faut croire que la soupe est bonne.

Pour finir avec Jean-Luc Mélenchon et en repensant au tollé qui avait accompagné le fameux "casse toi pauvre con" de Nicolas Sarkozy, je ne puis résister au plaisir de partager avec vous un montage vidéo trouvé sur les réseaux sociaux.

 

A côté de Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy passe pour un enfant de choeur...