Chiots maltraités par des jeunes : Elle dénonce l’inaction des policiers

Rédigé le 21/12/2022
La rédaction

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Ce mardi, Alice* a assisté à une scène déroutante. Alors qu’elle était alertée par des allers et venues étranges dans sa rue, la jeune femme a découvert qu’un groupe de jeunes stockaient des chiots dans des sacs plastiques. Choquée, elle a tenté d’arrêter ce groupe et de prévenir la police. Malgré plusieurs appels, les agents ne se sont jamais déplacés.

Il est aux alentours de 13h ce mardi, lorsque Alice* remarque une activité suspecte dans la cour de son voisin, à la Providence à Saint-Denis. “La maison est en travaux, et je savais que mon voisin n’était pas là ce jour-là. J’ai vu quatre ou cinq jeunes mettre à terre un bout du grillage faire plusieurs allers-retours vers le conteneur qui sert de stockage pour les travaux. Ils avaient un sac en plastique noir à la main, mais je ne voyais pas son contenu”, détaille la Dionysienne. 
 

“Nous sommes sortis avec mon père pour leur demander ce qu’ils faisaient exactement, mais ils ne parlaient pas un mot de français. Ils sont ensuite revenus avec un autre sachet, et nous sommes sortis avec mon père pour leur expliquer qu’ils ne devaient pas rentrer sur les terrains des gens comme ça. Ils sont restés une dizaine de minutes devant chez moi, et là je les ai vu sortir quatre chiots des sacs. Ils étaient très jeunes, peut-être vieux de deux mois, pas plus. On est ressorti pour tenter de discuter et leur faire lâcher les chiens, mais quand ils ont compris qu’on voulait appeler la police, ils sont partis en courant”, poursuit Alice.

 

“Quand il s’agit d’animaux, la police ne prend pas assez les appels au sérieux”

“J’ai appelé la police pour leur expliquer ce trafic de chiens. Car on sait tous ce qu’il se passe. Ces chiens-là sont emmenés dans des squats et on les retrouve maltraités, voire torturés. J’ai rappelé une dizaine de minutes après pour leur expliquer vers où ils s’étaient enfuis. Au téléphone, ils ont bien pris ma demande, mais aucune patrouille n’est venue”, poursuit la jeune femme. 

“Cela donne l’impression, que quand il s’agit d’animaux, la police ne prend pas assez les appels au sérieux. On donne une mauvaise image de la ville, et c’est une histoire sans fin. Je me sens très mal par rapport à cette histoire, car j’aime beaucoup les animaux, et on se sent impuissant”, se désole-t-elle.

Son voisin va prochainement renforcer sa clôture et enlever le conteneur, mais Alice craint que cela ne déplace juste le souci tant que le problème des squats et des chiens ne sera pris à bras le corps.


*Le prénom a été modifié