Plaine des Cafres : Des chiens errants déciment son cheptel, il les tue

Rédigé le 30/08/2022
NP

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Un élevage de cerf est la cible de plusieurs chiens, errants ou divaguants, depuis plusieurs jours. M. Payet a perdu sept bêtes sur son exploitation de la Plaine des Cafres, la cinquième attaque qu’il subit depuis le début de l’année.

Paul, agriculteur de la Plaine des cafres, élève des cerfs sur 50 hectares de prairie. Malgré ses efforts pour sécuriser la zone, les bêtes subissent régulièrement des attaques de chiens.

Malgré tous nos efforts, nous continuons à subir des intrusions et des attaques de chiens. C'est la cinquième fois depuis le début de l'année”, a déploré Paul, en constatant le week-end dernier que des biquettes naines avaient été tuées par des chiens.

109 chiens retrouvés sur son exploitation

Au total, ce sont sept bêtes qui ont été décimées par des chiens cette fois-ci, mais depuis le début 2018, 89 biches en ont été victimes. Devant la désolation de ces cadavres d’animaux jonchant le sol, Paul, démuni, indique abattre lui-même les chiens : “Ce week-end, dans mon pâturage, j’en ai abattu 8, et depuis 2018, j’en dénombre 109”, détaille-t-il.

"Nos élus n'en ont rien à foutre"

Avant de passer à l’acte, l’éleveur dit avoir frappé à toutes les portes pour obtenir de l’aide et protéger ses animaux, en vain. “J'ai alerté les pouvoirs publics, écrit des courriers, contacté des élus. Nos élus n'en ont rien à foutre, ils viennent, ils ne font rien.

Sur les 40 bêtes à commercialiser pour Noël, il ne reste plus que 30 biches. Suite aux attaques, Paul, qui ne touche pas de subvention, n’a “jamais reçu un euro de compensation”, confie-t-il.

Visites, cuisine, malgré la multiplication activités sur son exploitation, l’éleveur se dit à bout de souffle “On n’a plus rien. On ne peut plus tenir. On travaille du lundi au dimanche et on n’a plus rien du tout. Je n’ai même rien à offrir à ceux qui m’ont aidé samedi”.

Devant les difficultés financières et la crainte de nouvelles attaques, et “l’inaction des pouvoirs publics", l'éleveur envisage de cesser toute activité d’ici la fin de l’année.

L’UPNA, en soutien à l’éleveur; demande une réaction forte et rapide des autorités face à ces attaques à répétitions qui mettent en péril son élevage.